Tout commence par un mail d’une boite de prod (QLProd, je reviendrai dessus plus tard) sur mon blog pour me parler
de son poulain, Carlea… l’extase : ça y est, mon référencement est efficace !
Et puis l’enchaînement est rapide : échanges de mails, coups de fil très détendus
avec Carlea himself et le rendez-vous est vite calé : on se voit le lendemain !
C’est donc dans un café de la Bastille à Paris que je le retrouve, hier soir : entrevue "underground"
exclusive avec un jeune artiste ambitieux…

copyright
H.Coutant
copyright H.Coutant
Ambiance toute parisienne sous la bâche de la terrasse fumeurs du Flag Café (car jour
de pluie, forcément). Tutoiement de rigueur (et coutumier dans le "milieu"), chaleur du brasero… et du mojito aussi !
En attendant la vidéo très très officielle, voici quelques morceaux
choisis de notre rencontre.
Bonsoir. Pour commencer, peux-tu nous présenter ton groupe en
quelques mots ?
Eh bien je suis Charles du groupe Carlea, initiateur de ce projet. En fait, Carlea
ce n’est pas vraiment un groupe, c’est mon pseudonyme à moi.
Mais j’ai décidé, à la fin de ce projet, de faire venir des potes d’enfance, avec moi, sur scène, pour
l’ambiance "groupe" et le côté "band" de la Pop, que j’aime bien.
Et justement, comment est constitué ce
« band » ?
Alors, il y a moi, 26 ans ; Balthazar qui fait les chœurs et qui a aussi 26 ans ; et Mathieu
qui a 25 ans et qui fait les sons, un peu de claviers aussi, mais dont le rôle est mystérieux... il a plein de rôles, en fait : il faut venir le voir sur scène !
On est tous les trois de Paris. Plus précisément du Quartier Latin.
Comment est né
Carlea ?
En tant qu’auteur, au
début, j’ai produit beaucoup d’artistes dans le Hip Hop français et j’étais plus dans l’ombre. J’ai aussi travaillé avec des groupes comme Section d’Assaut, avec Aketo de Sniper ou des groupes moins connus comme Larme
Amère sur leur deuxième album, OMNP, des rappeurs des Zakariens… et des amis pas forcément connus, en Raï, comme
Rager, par exemple. Reeno d’Ulteamatom a aussi posé sur quelques sons à moi.
J’aimais bien ce côté protecteur où t’es pas devant le public et où on te voit pas…
Et comment as-tu
été amené à chanter sur scène ?
Mais là, ça fait un an que j’ai composé « Cloudy Weather », le premier titre de l’album « No
Past ». C’est le premier truc sur lequel j’ai vraiment voulu chanter.
En fait, j’ai d’abord cherché un chanteur pour des titres plus Pop que j’avais
écrit après ma période Hip Hop. Mais comme je n’en ai pas trouvé, j’ai chanté moi-même ! Et finalement, qui peut mieux te représenter et te comprendre que toi-même… ? Du coup, je suis
parti sur scène !
Mais pas tout seul parce
que c’est ennuyeux quand tu fais de la musique dansante et que t’es ni DJ, ni tout seul à jouer avec une guitare, par exemple. Et puis je trouvais ça plus marrant, ce côté "groupe à la
Japonaise" : quand il y en a certains sur scène dont on ne sait pas trop ce qu’ils font réellement ! Mais ça crée une énergie, le fait de regarder trois personnes qui évoluent dans un
show.
Pour l’instant on a de très bons échos mais je vous encourage à venir nous voir sur scène !!!
Comment définirais-tu votre style musical ?
C’est de la "Nouvelle New Wave", en fait. C’est un concept qu’on a crée d’après le constat que la
plupart des groupes utilisent aujourd’hui des synthés vintage et reprennent un peu la Pop "Eighties".
Ce que je fais aussi en utilisant des synthés des années 78-80. Donc oui, je préfère me tourner vers
la New Wave, pour définir notre genre !
Quelles sont vos influences dans le domaine
musical ?
Alors, il y a quelques groupes phares comme Depeche Mode, un groupe mythique de la New Wave…
avec cette voix de crooner un peu grave, comme ça (Dave Gahan, ndlr), dont je suis fan. Ensuite, il y a aussi le chanteur Howard
Jones, le groupe suédois A-Ha, ou des groupes moins connus comme Boytronic qui sont allemands et font de la grosse Electro, mais très mélodieuse et un peu
disco.
J’ai aussi été très influencé par des voix de tête comme on peut entendre chez les Bee Gees et qu’on
retrouve chez des groupes comme MGMT ou Empire Of The Sun et dont je suis également assez fan.
En quoi estimes-tu que vous êtes « underground » ?
On est "underground" déjà, par le fait qu’on n’a pas de label : on n’est pas "commercial" et tu
nous vois pas (pour le moment) sur MTV !
Plus sérieusement, aussi, du point de vue du genre musical sur lequel je me suis placé en tant
qu’amateur de New Wave (c’est quand même post-Punk, le New Wave !) : l’ "underground", c’est le côté "No Future" des années 80, à une époque où il n’y avait pas d’emploi et où
les mecs s’interrogeaient sur l’avenir. Au final, le même genre de questions qu’on se pose un peu tous, aujourd’hui…
Chez Carlea, le "côté underground" dans la New Wave c’est aussi : « on veut faire
de la musique et on a n’a pas fait de solfège mais on veut s’amuser, faire des mélodies dansantes » !
Et quelles sont vos actualités
?
Alors, pour l’actualité, on a fait une
série de concerts de septembre à aujourd’hui : au Café De La Plage, au Gibus ou dans des festivals… Dans nos derniers concerts, on avait, en plus de d’habitude, un bassiste
et un batteur ce qui donne un côté un peu plus rock à nos titres.
Sinon, en mi-février 2010, on va faire
l’Alhambra, suite à un concours où on est arrivés demi-finalistes, dans le cadre du festival Emergenza. Donc l’Alhambra, c’est une grosse scène qu’on va bien
préparer !
Point de vue album, j’ai fini l’album
« No Past » : dix titres plus deux bonus. C’est très New Wave, avec aussi un côté Pop-Electro. On va aller en studio peaufiner tout ça et masteriser bientôt dans des bons petits
studios !
On essaie de trouver quelqu’un pour le distribuer en France ou à
l’étranger, que ce soit en Australie, en Angleterre ou aux Etats-Unis. Là, pour le moment, on a été contactés par des Suédois, donc on va peut-être faire quelque chose là-bas, en tout cas une
tournée en Scandinavie…
Des projets pour l’avenir
proche ?
On prépare aussi un clip pour le prochain titre, « Higher », qui sera tourné à Londres ou à
Liverpool.Toutes les infos sont sur notre Myspace. L’adresse est : myspace.com/thecarlea !
On a aussi eu une subvention de 900€ de
"Paris Jeunes Talents", ce qui est cool, pour avoir un peu de sous, aller en studio et réaliser un projet de qualité.
La suite ? Pour le moment, j’ai déjà la matière pour le
deuxième album qui sera plus rock.
J’aimerais continuer avec
Carlea. Mais j’ai aussi d’autres groupes et, en ce moment, je produit un rapeur qui est plus années 80.
Je suis également sur un autre projet qui est très Electro, Club. Et
j’ai toujours ma société de production de musiques de documentaires et de courts métrages : QLProd, comme "Quartier Latin".
Quels sont les medias que tu utilises pour faire connaître
Carlea ?
Ca dépend de beaucoup de paramètres. Il faut être là au bon moment, rencontrer les bonnes personnes.
Et surtout, il faut être visible. Il faut tout le temps faire des choses, faire des concerts. J’ai bien compris ça et j’essaie de faire plein de dates. J’aimerais bouger en Province, à
l’étranger…
Sinon, on a été très surpris : on a utilisé Facebook pour le clip qu’on a fait (« Cloudy
Weather », ndlr) et on a eu 6 000 vues en 3 jours ! Donc on était « sous le charme » (allusion au seul titre en français de l’album). Ça a été une très bonne
surprise. Alors oui, comme tout le monde dit : « le média Internet peut te propulser ». Mais ça demande du boulot, quand même…
Alors, du coup, ce qu’on utilise ? On essaie d’être visibles sur des forums, sur des blogs, un
peu partout sur Internet… On appelle beaucoup, beaucoup de labels, des agences de booking, en France ou à l’étranger.
Et puis à côté de ça , il faut toujours faire des concerts. Mais surtout, il faut vraiment
démarcher. C’est ça qui est un peu dommage mais il faut être visible, quoi !

copyright
H.Coutant
copyright H.Coutant
Alors, séduits par l’univers insaisissable de Carlea ?
Prochainement sur mon blog : l’intégrale de l’interview du Flag Café en vidéo
! Vous y découvrirez notamment les sources d’inspirations et les débuts de Charles en mode "DIY", mais
aussi ses ambitions et l’analyse très "Carleasienne" du phénomène "boys band" de notre jeunesse… Décalage garanti !
Où pécho plus d’infos sur
notre cher Carlito ?
- Lien : http://www.myspace.com/thecarlea
- Vidéo clip de « Cloudy Weather » : http://www.dailymotion.com/video/x9idn9_carlea-cloudy-weather-official-vide_music
- Site Internet : http://www.qlprod.com
- Contact : qlprod@gmail.com ou contact@qlprod.com
Crédits : QLProd, Carlea, Myspace
Remerciement : à Charles Rocher et QLProd, bien sûr. A Manu Coudert qui m’a fait rêver avec son clip "bijou" ! A Camille, ma
homegirl…
« Et à mes parents, ma famille et mes amis qui ont toujours cru en moi et sans qui je ne serais
pas ici aujourd’hui !!! Big Up !»