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DEEPER UNDERGROUND... AVEC FANNY
Aujourd’hui, mon exercice d’écriture stylistique m’impose de parler de sexe… tout en collant à la ligne éditoriale de mon blog, évidemment.
« Pas de précaution oratoire ! », me lanceront, sans attendre, certains esprits chagrins. Pourtant, loin de moi l’envie minimiser mon engagement. Au contraire : je ne suis pas du tout du genre à agir sans en assumer pleinement la responsabilité !!!
No, c’est juste que je sais que mes fans (j’aimerais tellement !), mais surtout ma maman, lisent mes posts avec attention, passion, envie et parfois même déraisonnable boulimie (j’aimerais teeeellllll-ement !)... aussi je voudrais les rassurer : mon esprit et mon blog ne sont pas irrémédiablement en train de dévier du côté obscur de la luxure. Non : ce n’est qu’un exercice de style !
Mais comme j’aime jouer, forcément, je vais essayer de le faire au mieux : c’est comme ça qu’on m’a éduquée ! (clin d’œil à mes topissimes parents - ben ouais, ce n’est parce qu’on est "underground" qu’on doit forcément dire « fuck » à ses géniteurs, merde !)
Allez, retour sur ce qui nous intéresse donc, cette semaine : le SEXE ! « Fingers in the nose », pensez vous ? A condition de ne pas tomber dans l’hyper facilité du vulgaire, et, là, la tâche est tout de suite moins aisée. Et quand on y ajoute un filtre underground… ça donne ça. Enjoy !
Comme on le dit chez nous : « il y a deux écoles… ». Soit vous connaissez les petites adresses sympas du "sexe underground" parce que vous êtes complètement aware et décomplexé sur la chose et que, oui, vous avez bien traîné déjà dans deux ou trois lieux assez subversifs de Paname. Soit, comme moi, vous réservez
l’excentricité - toute chose égale par ailleurs - de vos moments récréatifs pour adultes à votre "+1" du moment.
On ne va pas se mentir : lecteurs de la première catégorie, au risque de vous perdre à l’instant, je vous annonce que je ne saurai pas répondre à votre soif de connaissance pointue sur le
sujet. Pour le moment, en tout cas, mon post du jour s’adressera donc à ceux pour qui « underground + sexe = décryptage à contre-courant de la cul-ture de l’érotisme ». Ah bon, ça vous
intéresse toujours ? Alors, continuons !
Crédit : forum.webnetters.org
Hier à une heure indue de la nuit, je
suis tombée, par pur et heureux hasard, sur l’ultime rediffusion d’un documentaire pile-poil dans le scope de mon sujet du jour ! Ca s’appelle « Mourir d’amour ». Il s’agit d’une œuvre réalisée 2005 par l’allemand Georg Bense. « Sur quelle chaîne ? », me demanderez-vous.
Arte, bien sûr !!! Avec pour toile de fond le Japon (l’autre pays du politiquement bizarre), on nous embarque dans une étude historique (du XVIème siècle à nos jours) et sociologique sur le rapport qu’ont les
nippons au sexe et à la mort. Dommage pour ceux qui n’ont pas vu ce sujet très intéressant et intelligemment documenté car il ne sera, a priori, plus rediffusé et aucun replay n’est disponible sur le site Internet de la chaîne… et j’ai longtemps cherché ! Pas l’ombre d’un DVD non plus. Donc, pour vous donner l’essence de ce
que j’ai pu en voir, ça donne ça :
Le titre, tout d’abord : durant tout le documentaire, l’idée qui prédomine est celle de la fascination entre le plaisir et l’instinct de mort dans la culture japonaise, essentiellement dans ses traditions populaires, son théâtre, sa peinture et sa littérature.
Ainsi, en parcourant les mœurs nippones à travers les siècles, on oscille dans ce film entre diverses pratiques sexuelles qu’on pourrait qualifier de peu orthodoxes (oui, ou "underground", bien vu !) : sado-masochisme, bondage (le truc qui fait ressembler votre partenaire de jeu à un vilain "Cochonou" tout saucissonné), amoures interdites, soumission ou domination de la femme, libertinage… le tout réalisable, dans la vraie vie, dans tout bon "love hotel", du genre de ceux qui font un tabac à Tokyo. Sinon, il y a bien la version papier : le bon vieux manga des familles !
Ce qu’il est vraiment intéressant d’apprendre, c’est par exemple, que les pratiques sexuelles les plus "inventives", dirons-nous,
n’étaient pas du tout taboues avant l’ère Meiji (ça c’est pour se la péter un peu – en chiffres, ça signifie avant 1867 !). Il n’y a qu’à
voir les shunga (dont la traduction serait « images de printemps » !), ces
estampes japonaises érotiques peintes sur des panneaux de bois, qui avaient pour but d’éduquer les jeunes femmes et les jeunes gens au sexe…
Crédit : exposition B.N.F., Paris
Plutôt osées, n’est-ce pas ? Elles auront largement été utilisées dans la société, du début du XVIème à la fin du XVIIIème
siècle. Avec elles, toutes formes d’amour charnel autrefois communes (hétéro-, homo-, conjugal ou vénal) ont fini par être interdites et réprimées
avec l’avènement de l’ère Meiji et le rapprochement avec notre cher Occident.
C’est en fait uniquement dans les années 1960 que les cinéastes japonais vont renouer avec une imagerie de l’érotisme plutôt permissive ! Aujourd’hui, ce cinéma se réfère principalement aux thèmes de la femme redoutablement séductrice qui mène les hommes à leur perte ou, au contraire carrément, à celle soumise (en mode « je t’enferme/je te ligote : pas bouger » !).
D’où ce rapport omniprésent entre sexe et mort, sans pour autant tomber dans le snuff movie ou le trash... Au contraire, ces films sont souvent traités sous l’angle onirique ou tragique. Comme le fait, assez justement, remarquer Nagisa Oshima (voir plus bas pour la référence biographique du bonhomme !) : « Dans l’extase amoureuse, il n’y a qu’un cri : " Je meurs ! " »
Pour info, la chaîne avait déjà réalisé un cycle sur le cinéma érotique asiatique en 2005. C’est à cette occasion, que « Mourir d’amour » avait été diffusé pour la première fois, au côté de quatre grands classiques de cette catégorie cinématographique. Si vous avez décidé de compléter votre vidéothèque d’œuvres culturelles hautement érotiques, en voici les références :
- « L’empire de la passion » (Japon, 1978) du maître en la matière, Nagisa Oshima, auteur deux ans plus tôt du succès mondial « L’empire des sens »,
- « La véritable histoire d’Abe Sada » (Japon, 1975) de Noburo Tanaka, avec la célèbre et sanglante scène où l’héroïne émascule son amant (une histoire vraie datant des années 1930, soit dit en passant !),
- « L’île » de Kim Ki-duk (Corée du Sud, 2000), en compétition pour le Lion d’Or au Festival de Venise en 2000
- et « Audition » (Japon/Corée du Sud 1999) de Takashi Miike, autre film qui, comme « L’île » exploite le côté onirique et tragique d’une relation sado-masochiste. « Audition » a obtenu le Prix de la Critique Internationale au Festival de Rotterdam en 2000, quand même !
Pour
ceux qui ont la chance d’avoir d’autres chaînes que les six hertziennes françaises, l’image emblématique du « sexe underground » à la télé reste quand même, à mon humble avis,
l’émission « Paris Dernière » sur… Paris Première !
(Eh non, pour moi, « Le Journal du Hard » n’a rien d’underground, c’est tout sauf confidentiel). Tout le monde a en tête, les virées
nocturnes de son animateur dans des rues et des clubs parisiens parfois très "privés". Si vous avez un certain âge, vous avez peut-être connu le premier de ses animateurs (et toujours producteur), Thierry Ardisson, et avez peut-être continué à suivre l’évolution du produit avec Frédéric Taddeï et, aujourd’hui, Xavier de Moulins.
Crédit : prettywoman.fr
Le principe est simple : suivre un quidam ou une personnalité dans un lieu insolite (mais pas toujours) de la capitale. Vous êtes alors dans
la peau du présentateur qui, caméra numérique à l’épaule, vous entraîne avec lui dans les sphères privées ou les adresses branchées de Paris. Généralement, en fin d’émission, les endroits en
question se font de plus en plus coquins (clubs échangistes, backrooms, tournages de films pour adultes très avertis, séances photo ultra sexy,
etc) et les personnes de moins en moins célèbres ! Des rencontres très chaudes avec des individus très désinhibés (de « un » à « un
certain nombre », selon les lieux !). Ce sont souvent des fétichistes, des couples libertins, des pin up ou des
lap danseuses, des mannequins à l’accent slave ou des hardeurs amateurs. En gros,
d’un simple "zap" de la télécommande, en suivant Xav’ de Moul’ (invention instantanée…
désolée !) dans ses tribulations nocturnes, c’est un peu le "golden ticket" du sexe que vous décrochez, petits chanceux !!!
Mais c’est dans cette découverte, certes très dévoilée mais jamais vulgaire, que réside toute la partie excitante du programme.
Pour ceux que la description aura « intéressés », sachez que cette émission nécessite, en général, pas moins de dix heures de tournage ! Et bonus : côté réseau, le site
Internet de « Paris Dernière » vous propose une liste hebdomadaire de ses « moments les plus dénudés » ou encore son « best of sexy ». Vous pourrez même être acteur
(wow, wow ! on se calme…) dans l’élection de votre pin up préférée.
Toutes ces friandises et bien plus se retrouvent sur http://paris-derniere.paris-premiere.fr. Pour la télé, c’est tous les jeudi à 23h40. Attention, ce programme est, vous vous en doutiez, « déconseillé aux moins de 16 ans » !
Enfin, je le confirme : pour tous ceux qui s’attendaient à avoir une liste plus ou moins exhaustive des endroits sexy les plus confidentiels de Paris, des tas de « circuits » bien mieux répertoriés vous permettront d’en avoir un panorama plus précis et, surtout, plus « testé ». Le plus simple étant (et je ne fais que l’imaginer !!!) d’oser pousser le rideau d’un sex shop ayant pignon sur rue et (je ne fais que le supposer !) disposant d’un bon "carnet d’adresses". Pour la suite, à vous de jouer !
Alors, Mamounette, je reste toujours ta grande fille chérie ? Ouais, je sais… moi aussi je t’aime !
Au cas où (quand même, je suis généreuse !)… quelques adresses parisiennes qui parlent d’elles-mêmes :
- le « 2plus2 » : bar/resto/club échangiste et libertin
- l’ « Alina » : sauna-hammam libertin
- le « Quai 17 » : club libertin
- le « Cupidon », le « Nautilus », le « No Comment », au « Pluriel » : clubs libertins échangistes privés
- etc, etc…
En revanche, je ne prends pas la responsabilité de vous en donner les coordonnées !
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