Jeudi 25 mars 2010 4 25 /03 /Mars /2010 01:06

Aujourd’hui, mon exercice d’écriture stylistique m’impose de parler de sexe… tout en collant à la ligne éditoriale de mon blog, évidemment.

« Pas de précaution oratoire ! », me lanceront, sans attendre, certains esprits chagrins. Pourtant, loin de moi l’envie minimiser mon engagement. Au contraire : je ne suis pas du tout du genre à agir sans en assumer pleinement la responsabilité !!!

No, c’est juste que je sais que mes fans (j’aimerais tellement !), mais surtout ma maman, lisent mes posts avec attention, passion, envie et parfois même déraisonnable boulimie (j’aimerais teeeellllll-ement !)... aussi je voudrais les rassurer : mon esprit et mon blog ne sont pas irrémédiablement en train de dévier du côté obscur de la luxure. Non : ce n’est qu’un exercice de style !

Mais comme j’aime jouer, forcément, je vais essayer de le faire au mieux : c’est comme ça qu’on m’a éduquée ! (clin d’œil à mes topissimes parents - ben ouais, ce n’est parce qu’on est "underground" qu’on doit forcément dire « fuck » à ses géniteurs, merde !)

 

Allez, retour sur ce qui nous intéresse donc, cette semaine : le SEXE ! « Fingers in the nose », pensez vous ? A condition de ne pas tomber dans l’hyper facilité du vulgaire, et, là, la tâche est tout de suite moins aisée. Et quand on y ajoute un filtre underground… ça donne ça. Enjoy !


Comme on le dit chez nous : « il y a deux écoles… ». Soit vous connaissez les petites adresses sympas du "sexe underground" parce que vous êtes complètement aware et décomplexé sur la chose et que, oui, vous avez bien traîné déjà dans deux ou trois lieux assez subversifs de Paname. Soit, comme moi, vous réservez l’excentricité - toute chose égale par ailleurs - de vos moments récréatifs pour adultes à votre "+1" du moment.

On ne va pas se mentir : lecteurs de la première catégorie, au risque de vous perdre à l’instant, je vous annonce que je ne saurai pas répondre à votre soif de connaissance pointue sur le sujet. Pour le moment, en tout cas, mon post du jour s’adressera donc à ceux pour qui « underground + sexe = décryptage à contre-courant de la cul-ture de l’érotisme ». Ah bon, ça vous intéresse toujours ? Alors, continuons !

 


  mort-d-amour

                                                          Crédit : forum.webnetters.org

Hier à une heure indue de la nuit, je suis tombée, par pur et heureux hasard, sur l’ultime rediffusion d’un documentaire pile-poil dans le scope de mon sujet du jour ! Ca s’appelle « Mourir d’amour ». Il s’agit d’une œuvre réalisée 2005 par l’allemand Georg Bense. « Sur quelle chaîne ? », me demanderez-vous. Arte, bien sûr !!! Avec pour toile de fond le Japon (l’autre pays du politiquement bizarre), on nous embarque dans une étude historique (du XVIème siècle à nos jours) et sociologique sur le rapport qu’ont les nippons au sexe et à la mort. Dommage pour ceux qui n’ont pas vu ce sujet très intéressant et intelligemment documenté car il ne sera, a priori, plus rediffusé et aucun replay n’est disponible sur le site Internet de la chaîne… et j’ai longtemps cherché ! Pas l’ombre d’un DVD non plus. Donc, pour vous donner l’essence de ce que j’ai pu en voir, ça donne ça :

 

Le titre, tout d’abord : durant tout le documentaire, l’idée qui prédomine est celle de la fascination entre le plaisir et l’instinct de mort dans la culture japonaise, essentiellement dans ses traditions populaires, son théâtre, sa peinture et sa littérature.

Ainsi, en parcourant les mœurs nippones à travers les siècles, on oscille dans ce film entre diverses pratiques sexuelles qu’on pourrait qualifier de peu orthodoxes (oui, ou "underground", bien vu !) : sado-masochisme, bondage (le truc qui fait ressembler votre partenaire de jeu à un vilain "Cochonou" tout saucissonné), amoures interdites, soumission ou domination de la femme, libertinage… le tout réalisable, dans la vraie vie, dans tout bon "love hotel", du genre de ceux qui font un tabac à Tokyo. Sinon, il y a bien la version papier : le bon vieux manga des familles !

 

Ce qu’il est vraiment intéressant d’apprendre, c’est par exemple, que les pratiques sexuelles les plus "inventives", dirons-nous, n’étaient pas du tout taboues avant l’ère Meiji (ça c’est pour se la péter un peu – en chiffres, ça signifie avant 1867 !). Il n’y a qu’à voir les shunga (dont la traduction serait « images de printemps » !), ces estampes japonaises érotiques peintes sur des panneaux de bois, qui avaient pour but d’éduquer les jeunes femmes et les jeunes gens au sexe…
 

estampe 1802

 Crédit : exposition B.N.F., Paris


Plutôt osées, n’est-ce pas ?  Elles auront largement été utilisées dans la société, du début du XVIème à la fin du XVIIIème siècle. Avec elles, toutes formes d’amour charnel autrefois communes (hétéro-, homo-, conjugal ou vénal)  ont fini par être interdites et réprimées avec l’avènement de l’ère Meiji et le rapprochement avec  notre cher Occident.

C’est en fait uniquement dans les années 1960 que les cinéastes japonais vont renouer avec une imagerie de l’érotisme plutôt permissive ! Aujourd’hui, ce cinéma se réfère principalement aux thèmes de la femme redoutablement séductrice qui mène les hommes à leur perte ou, au contraire carrément, à celle soumise (en mode « je t’enferme/je te ligote : pas bouger » !).

D’où ce rapport omniprésent entre sexe et mort, sans pour autant tomber dans le snuff movie ou le trash... Au contraire, ces films sont souvent traités sous l’angle onirique ou tragique. Comme le fait, assez justement, remarquer Nagisa Oshima (voir plus bas pour la référence biographique du bonhomme !) :  « Dans l’extase amoureuse, il n’y a qu’un cri : " Je meurs ! " » 

 

Pour info, la chaîne avait déjà réalisé un cycle sur le cinéma érotique asiatique en  2005. C’est à cette occasion, que « Mourir d’amour » avait été diffusé pour la première fois, au côté de quatre grands classiques de cette catégorie cinématographique. Si vous avez décidé de compléter votre vidéothèque d’œuvres culturelles hautement érotiques, en voici les références :

-          « L’empire de la passion » (Japon, 1978) du maître en la matière, Nagisa Oshima, auteur deux ans plus tôt du succès mondial « L’empire des sens »,

-          « La véritable histoire d’Abe Sada » (Japon, 1975) de Noburo Tanaka, avec la célèbre et sanglante scène où l’héroïne émascule son amant (une histoire vraie datant des années 1930, soit dit en passant !),

-          « L’île » de Kim Ki-duk (Corée du Sud, 2000), en compétition pour le Lion d’Or au Festival de Venise en 2000

-          et « Audition » (Japon/Corée du Sud 1999) de Takashi Miike, autre film qui, comme « L’île » exploite le côté onirique et tragique d’une relation sado-masochiste. « Audition » a obtenu le Prix de la Critique Internationale au Festival de Rotterdam en 2000, quand même !

 



  
Pour ceux qui ont la chance d’avoir d’autres chaînes que les six hertziennes françaises, l’image emblématique du « sexe underground » à la télé reste quand même, à mon humble avis, l’émission « Paris Dernière » sur… Paris Première ! (Eh non, pour moi, « Le Journal du Hard » n’a rien d’underground, c’est tout sauf confidentiel). Tout le monde a en tête, les virées nocturnes de son animateur dans des rues et des clubs parisiens parfois très "privés". Si vous avez un certain âge, vous avez peut-être connu le premier de ses animateurs (et toujours producteur), Thierry Ardisson, et avez peut-être continué à suivre l’évolution du produit avec Frédéric Taddeï et, aujourd’hui, Xavier de Moulins.

 villa-murano-soiree-paris-derniere-murano-xavier desmoulins

 Crédit : prettywoman.fr


Le principe est simple : suivre un quidam ou une personnalité dans un lieu insolite (mais pas toujours) de la capitale. Vous êtes alors dans la peau du présentateur qui, caméra numérique à l’épaule, vous entraîne avec lui dans les sphères privées ou les adresses branchées de Paris. Généralement, en fin d’émission, les endroits en question se font de plus en plus coquins (clubs échangistes, backrooms, tournages de films pour adultes très avertis, séances photo ultra sexy, etc) et les personnes de moins en moins célèbres ! Des rencontres très chaudes avec des individus très désinhibés (de « un » à « un certain nombre », selon les lieux !). Ce sont souvent des fétichistes, des couples libertins, des pin up ou des lap danseuses, des mannequins à l’accent slave ou des hardeurs amateurs. En gros,
d’un simple "zap" de la télécommande, en suivant Xav’ de Moul’ (invention instantanée… désolée !) dans ses tribulations nocturnes, c’est un peu le "golden ticket" du sexe que vous décrochez, petits chanceux !!! Mais c’est dans cette découverte, certes très dévoilée mais jamais vulgaire, que réside toute la partie excitante du programme.

Pour ceux que la description aura « intéressés », sachez que cette émission nécessite, en général, pas moins de dix heures de tournage ! Et bonus : côté réseau, le site Internet de « Paris Dernière » vous propose une liste hebdomadaire de ses « moments les plus dénudés » ou encore son « best of sexy ». Vous pourrez même être acteur (wow, wow ! on se calme…) dans l’élection de votre pin up préférée.

Toutes ces friandises et bien plus se retrouvent sur http://paris-derniere.paris-premiere.fr. Pour la télé, c’est tous les jeudi à 23h40. Attention, ce programme est, vous vous en doutiez, « déconseillé aux moins de 16 ans » !

  


 

   Enfin, je le confirme : pour tous ceux qui s’attendaient à avoir une liste plus ou moins exhaustive des endroits sexy les plus confidentiels de Paris, des tas de « circuits » bien mieux répertoriés vous permettront d’en avoir un panorama plus précis et, surtout, plus « testé ». Le plus simple étant (et je ne fais que l’imaginer !!!) d’oser pousser le rideau d’un sex shop ayant pignon sur rue et (je ne fais que le supposer !) disposant d’un bon "carnet d’adresses". Pour la suite, à vous de jouer !

 

Alors, Mamounette, je reste toujours ta grande fille chérie ? Ouais, je sais… moi aussi je t’aime !

 


 

Au cas où (quand même, je suis généreuse !)… quelques adresses parisiennes qui parlent d’elles-mêmes :

-          le « 2plus2 » : bar/resto/club échangiste et libertin

-          l’ « Alina » : sauna-hammam libertin

-          le « Quai 17 » : club libertin

-          le « Cupidon »,  le « Nautilus »,  le « No Comment », au « Pluriel » : clubs libertins échangistes privés

-          etc, etc…

En revanche, je ne prends pas la responsabilité de vous en donner les coordonnées !

Par Underground Fanny - Publié dans : Actus Insolites
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Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 16:44

Mercredi aprèm et vous vous ennuyez ? Pour moins cher que gratuit, voici l'activité que nous avons choisie... au lieu d'aller en cours d' "enquête journalistique" !

Découvrez mon premier "BTU" (Blind Test Underground) en cliquant sur le lien ci-dessous. L'invitée du jour est ma "petite" Emma.

Un grand merci à elle pour sa participation à ce pilote !!!


 






Pour plus d'infos sur les sons que vous venez d'entendre, c'est par ici :

1. « Sunday Morning » est un titre du groupe américain The Velvet Underground et figure sur leur premier album, The Velvet Underground & Nico sorti en 1967, un an après le single. Label : Pour info, le producteur de cet album n’était autre su’Andy Warhol… rien que ça !

 

2. « The Sunshine Underground » est un titre de l’album Surrender, sorti en 1999, du duo anglais d’électro, The Chemical Brothers, groupe fondé en 1992. Label : Freestyle Dust (UK) et Astralwerks (USA).

Pour la petite anecdote…

The Sunshine Underground est également le nom d’un groupe anglais de rock indie. Ils sont aujourd’hui devenus aussi “hype” que Kasabian ou Kaiser Chiefs à qui on les compare parfois. Leur nom est justement emprunté au titre des Chemical Brothers et sa musique se veut un mix de disco, de rock, de funk et de pop, destiné à faire danser les foules. Leur premier album intitulé Raise the Alarm est sorti en 2006 chez City Rockers.

 

3. Avec « Suicide Underground », le groupe d’électro français Air signe la bande originale du film « The Virgin Suicides » de Sofia Coppola. On retrouve ce titre également sur l’album Talkie Walkie du groupe, sorti en 2000 chez Virgin Records.

 

4. C’est le groupe anglais Jamiroquai, fondé en 1992 et mené par son chanteur Jason Kay (alias Jay Kay), qui est à l’origine du titre « Deeper Underground ». Il est issu de l’album Synkronized (1999 chez Sony BMG Music) et fait partie de la bande son de la version américaine du block buster de science fiction « Godzilla ».


Par Underground Fanny - Publié dans : Je m'éclate pour moins de 10 € et j'assume !
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /Fév /2010 20:49
C'était prévu... Enfin, voici les images... montées et tout et tout !

Ce qui est bien, c'est que vous avez 4 mini-vidéos pour le prix d'un long entretien. Donc, entractes possibles (comme dans les "Bollywood" mais en beaucoup, beaucoup moins long) !!!

Votre nouveau rendez-vous, "l'Interview Apéritive", c'est maintenant. Bon visionnage  !



L'Interview Apéritive - Carlea (1/4)


L'Interview Apéritive - Carlea (2/4)


L'Interview Apéritive - Carlea (3/4)
 

 



L'Interview Apéritive - Carlea (4/4)





Crédit : musique gratuite et libre de droit, iMovie











Par Underground Fanny - Publié dans : On a testé...
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Jeudi 14 janvier 2010 4 14 /01 /Jan /2010 01:02

Aujourd’hui, ma petite vie parisienne, c’était 100% « V.D.M.[1] »! Ce matin, sur le chemin de l’école (de journalisme !), une folle se fait arrêter par les flics dans la boulange où j’achète ma chocolatine et me retarde (alors que je ne vais JAMAIS dans cette boulangerie…). Le métro (c’est vraiment trop !) est blindé et le trafic hyper perturbé : j’arrive en retard mais, bizarrement, moins que d’habitude. Cet aprèm, le toubib gave mon ordonnance de noms de médocs en tous genres parce que, depuis un mois, je n’arrive pas à soigner ma collection automne-hiver 2009-2010 de maladies saisonnières très tendances (… pas eu la grippe, heureusement ; je touche du bois !). Ce soir, je sors du supermarché et mon sac de provisions se déchire dans la rue... Plus tard, enfin (dans le cadre d’une conversation téléphonique que je ne préfère pas évoquer ici), mon mec me demande si, par hasard, il ne me serait jamais arrivé de le tromper !!! Il est 23h et toutes ces conneries m’ont déjà suffisamment mise à la bourre dans mon travail … C’est plus possible. Il faut que cette journée infernale cesse. Je suis à bout…

 

J-en-ai-marre---Ptiboudemec-Skyrock.net.jpg

 

Deux options : appeler ma cousine et aller boire des canons au bar ou… faire la « chose » qu’on n’a le droit de faire plus d’une fois par an, maximum (sous peine de désintégration moléculaire). On est le 13 janvier : c’est un peu risqué de griller mon joker si tôt dans l’année mais tant pis, je le fais quand même. (Et, de toute façon, on avait déjà prévu de se mettre une mine demain soir avec ma cousine, alors…)

Je descends dans ma cave et je m’installe… Intermède explicatif de rigueur : quand j’ai emménagé, je me suis demandé qui avait bien pu oublier cet appareil électroménager si… indescriptible, dans ma cave : j’ai vite découvert qu’il s’agissait en fait d’une machine à voyager dans le temps ;-)

 

Je suis installée. Je rentre un mot clé (« underground », évidemment !). J’ai la possibilité de préciser une date de mon choix ou de laisser la machine décider pour moi. Je presse « Random », ajuste mon casque (il ressemble à celui de Joaquin – Aaaahhhh... Joaquin – Phoenix dans Signs) et me laisse embarquer…

 

casque Signs

 

Apparemment, j’ai atterri en 1981 (l’année de ma naissance) parce que j’entends des gens parler du nouveau Président de la République, François Mitterrand. Ca a l’air d’être l’été. Je suis dans les locaux de la rédaction d’un journal culturel. Personne ne peut me voir. Je décide de suivre le travail d’une jeune journaliste : elle m’a l’air plus que prometteuse ! Elle rédige le portrait de Jean-François Bizot. Et je comprends alors pourquoi le mot magique « underground » m’a précisément conduit dans ce bureau, et à cette époque-là. Je vous « propose un voyage dans le temps, via Planète Marseille [ou une autre, je ne sais pas, j’ai fermé les yeux pendant tout le voyage !] »…


JF Bizot

Jean-François Bizot a 37 ans. Né à Paris, il est surtout issu de la vraie bonne bourgeoisie catho lyonnaise. La preuve : l’un de ses oncles a fondé l’hebdomadaire Témoignage Chrétien ! D’abord ingénieur au Bureau d’Information et de Prévisions Economique, il s’engage dans le journalisme en 1967, chez l’Express. Il y restera trois ans. Déjà un peu « original », il s’oriente politiquement chez les Maoïstes puis au Parti Socialiste Unifié et il est « anti-soixante-huitard » ! Finalement, il trouve sa place dans le courant libertaire et s’y sent tellement à l’aise qu’il n’en change plus. 1970, donc : exit l’Express ! Il reprend le premier magazine de « free press » à la française (avec, entre autres, un certain Bernard Kouchner) : Actuel. A travers ce journal orienté à gauche, Jean-François Bizot qui s’intéresse de très près aux prémices de certaines contre-cultures, les fait découvrir aux Français. Mouvement hippie, Hip-hop, musique Techno, Rock Psyché ou même Rap, il est à la pointe de l’underground ! Très avant-gardiste, il soutient dans ce magazine, les débuts de courants sociaux alternatifs comme la lutte contre le racisme, le féminisme et le droit à l’avortement, la liberté sexuelle et la pornographie, et se penche également sur les problèmes de la drogue mais aussi la reconnaissance des homosexuels ou encore l’écologie. Actuel publie également Robert Crumb et Gilbert Shelton, par exemple : deux figures de proue de la BD underground américaine.

 

Actuel c est fini - Actuel


C’est le 25 mai de cette année (je vous rappelle que je me trouve en l’an de grâce 1981 !) que Jean-François Bizot a créé Radio Nova. Eh oui, j’en ai de la chance d’être aux premières loges, hein ?!

 

Image-201.png

 

Ce trip spatio-temporel est passionnant mais mon métabolisme commence à réagir assez bizarrement (la raison du « pas plus d’une fois par an ») : je me sens un peu comme Benjamin Button. C’est l’heure de rentrer !

De retour dans mon 32m² parisien, je m’attarde encore un peu dans mes souvenirs psychédéliques. Je n’ai jamais trop aimé les descentes…C’est triste. D’autant qu’en 2010, on sait comment l’histoire de Jean-François Bizot s’est terminée[2] !

 


 

[1] : Vie De Merde. www.viedemerde.fr

[2] : Radio Nova explose et lance des talents aujourd’hui plus que confirmés comme Philippe Vandel, Edouard Baer, Ariel Wizman ou encore Jamel Debbouze.

Entre temps (1994), l’aventure Actuel prend fin et Jean-François Bizot monte le mensuel des sorties parisiennes Nova Mag qui succombe à une situation financière désastreuse en décembre 2004, avec un triple-exemplaire. En 1999, Jean-François Bizot reprend TSF (d’abord identifiée comme « la radio jazz et info », son slogan devient ensuite « tout le jazz, toutes les émotions »). Atteint depuis plusieurs années d’un cancer, Jean-François Bizot meurt le 8 septembre 2007.

Quand on lui demandait ce qu'était l'underground, il répondait: "C'est faire un pas de côté. C'est prendre le risque de faire quelque chose que l'époque n'attend pas."


Crédits : Actuel, Nova, Touchstone Pictures, Ptiboudmec 
Par Underground Fanny
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Mercredi 6 janvier 2010 3 06 /01 /Jan /2010 18:04

To be or not to be (French)...

 

La scène se joue entre l’an 2009 et l’an 2010 en France. Un débat politique ordonné par le Roi agite les consciences de tout un peuple. En plein contexte électoral majeur, les passions se déchaînent, les esprits s’échauffent… Qui se sent Français ou pas, qui restera en France ou qui la quittera ? Quelles seront les conséquences d’un tel débat sur la vie du Tiers-Etat ?

C’est que vous découvrirez dans le dernier épisode de votre feuilleton épique du moment, « Liquidation – Tu dois disparaître » !

 


Les protagonistes :

 

Prince Sarko, puis Roi Sarko en mai 2007. Rôle interprété par Nicolas Sarkozy, Président de la République Française.

Eric-le-Baronnet, Chevalier du Roi chargé de bouter les estrangers hors de France. Rôle interprété (avec un peu trop de zèle…) par Eric Besson, Ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale.

Le Peuple (Ze Pipole in English). Rôles interprétés (à regret) par tous les bons citoyens Français munis de leurs papiers d’identité, bien en règles.

Les Estrangers. Répartis en deux catégories : les Estrangers de l’Estranger, interprétés par les étrangers ne résidant pas (encore ?) en France et donc bien tolérés - ouf ! - et les Estrangers Squatteurs dont les rôles sont tenus par tous ceux dont il faut se méfier car il sont déjà sur notre territoire…

Le Tiers-Etat. Rôles interprétés par tous les exclus du système qui vivent en marge de la société (a.k.a. « peuple underground »).

 

L’intrigue (Prologue) :

 

L’an 2009, 2ème jour du mois de novembre. Alors que, comme s’en lamente Eric-le-Baronnet, « les repères s’effacent » et que « l’identité devient incertaine » (mais surtout que les élections régionales approchent…), le Roi décide de lancer son chantier sur l’Id.Nat. à travers la voix de son preux Chevalier. Il aura trois mois pour accomplir une mission souveraine bien obscure : « valoriser l’identité nationale et la fierté d’être français », selon la formule élaborée par son Maître. Magouilles sur certaines « contributions » citoyennes sur le Net, dérapages et amalgames du Gouvernement en tous genres, la lassitude gagne le Peuple et le débat dégénère …

 

La Tragédie [1] – Rappel des (mé)faits :

 

Alors que le Chevalier Eric - qu’on pourrait qualifier de Ministre de l’Immigration et de l’Identité Nationale si la scène se déroulait en l’an 2610 - se démène pour récolter les opinions (favorables) à la question de savoir ce que représente l’identité française, le Peuple, les Estrangers et le Tiers-Etat finissent par frôler l’écoeurement. La France se désintéresse peu à peu de ce qui devient un thème dérangeant et un sujet à des dérapages verbaux de plus en plus fréquents au sein de la Seigneurie. C’est d’ailleurs suite aux déclarations malheureuses de Nadine-la-Gueuse que Benoit Hamon (plus connu sous le surnom de Ben-le-Vassal) a ouvertement dénoncé les « amalgames grossiers [faits] entre immigration, délinquance, Islam et identité nationale [par] les Ministres du Gouvernement ».

Le sablier écoulé à peine aux deux tiers, et déjà on se soulage de voir le débat à l’article de la mort… Mais c’était sans compter sur la détermination du Roi Sarko qui, par transfert de bonnes résolutions, pousse Eric-le-Baronnet à se réveiller et à repartir au front. L’effet est réussi : à peine quelques jours après avoir fini de digérer nos ripailles de fêtes de fin d’année, le Chevalier annonce que « non » le débat ne dégénère pas et qu’il remonte en selle afin de présenter, comme convenu, ses conclusions au Seigneur lors du colloque de synthèse dans quelques semaines !

Il n’empêche que, si une ordonnance a bien été délivrée pour refondre le parchemin Internet hébergeant le débat, c’est bien que le système a connu quelques failles…

 

Société underground et Id.Nat sont-ils compatibles ? That is the question… (Epilogue) :

 

Au peuple français underground (on dit aussi « citoyen de la France d’en bas ») : toi l’immigré, l’enfant ou même le petit-enfant d’immigré, toi le « jeune musulman français qui parles verlan et mets [ta] casquette à l’envers », toi la jeune femme à Burqa qui commence à faire presque aussi peur au Roi que Dark Vador, toi qui as failli te faire karsheriser parce que tu vis dans la cité des Quatre-Mille, toi le keupon à chien qui dis « fuck » au système, toi le SDF qui as tout perdu à cause de la criiiiiiiise, toi la mère célibataire avec 3 enfants qui galères parce que ton mari t’a quittée, toi l’étudiant surendetté qui sacrifies ton sommeil pour deux jobs d’appoint ou un coin de trottoir, toi l’artiste engagé qui trimes pour conserver ton statut d’intermittent du spectacle, toi (mon pauvre !) qui cumules peut-être toutes ces caractéristiques… bref, toi sympathique manant de notre si « Douce France », que tu sois Français ou pas, donnera-t-on seulement le moindre écho à ce que tu penses vraiment de l’Identité Nationale ???

 

De toutes façons, peu importe ! Même si, par le plus grand des hasards, tu avais une connexion Internet te permettant de « contribuer » au débat, tu sais déjà très bien où on ne pourrait jamais lire ton avis sur la question…

La suite des péripéties royales dans un prochain épisode de « Liquidation – Tu dois disparaître » !!!


  

[1] Définition de « Tragédie » : par opposition à la comédie, la tragédie met en scène des personnages de rang élevé et se dénoue souvent par la mort d’un ou de plusieurs personnages. Elle a pour but d’inspirer « terreur et pitié ».

C’est pas moi qui le dis, c’est Wiki…Je vous laisse méditer sur l’issue de la pièce !!!

 

Par Underground Fanny - Publié dans : Actus Insolites
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